OnlyFans : pourquoi ça cartonne ?

Véritable ovni parmi les réseaux sociaux gratuits, OnlyFans a été lancé en 2016 au Royaum-Uni mais n’a suscité l’intérêt des utilisateurs que depuis le début de la pandémie.

 

OnlyFans est considéré à tort comme un Instagram du Porno, mais ce sobriquet ne reflète pas réellement la réalité économique et le fonctionnement de cette application, qui séduit tout particulièrement les jeunes femmes.

 

Comment fonctionne OnlyFans ? Pourquoi rencontre t-il autant de succès seulement en 2020 et pourquoi s’en inquiète t-on ?

 

 

OnlyFans : une dimension verticale

 

La particularité première d’OnlyFans est la distinction faite entre les créateurs de contenus et l’audience qui paye pour y avoir accès, les “fans” alors que le fonctionnement traditionnel d’un réseau social voudrait que l’abonnement puisse être gratuit et mutuel.

 

Si le réseau social revendique plus de 25 millions de fans à travers le monde, il ne compte que 350 000 créateurs et créatrices à son effectif.

 

Et pour cause, le but d’OnlyFans n’est pas de partager les bons moments du quotidien ou votre dernier selfie, mais de proposer des contenus exclusifs, travaillés et parfois même personnalisés au prix d’un abonnement pouvant aller de 5 dollars le mois à des sommes bien plus indécentes.

 

En message privé, les créateurs de contenu peuvent même monnayer des photos ou des vidéos exclusives à prix coûtant. Il est donc possible de se faire très rapidement de l’argent sur OnlyFans, en témoignent de nombreux créateurs de contenus qui n’hésitent pas à proposer des tutoriels.

 

Si les types de contenus varient selon les créateurs et les créatrices, une thématique en particulier semble surplomber tous les autres : l’érotisme sous toutes ses formes, jusqu’à la pornographie.

 

Sur OnlyFans, la censure n’existe pas.

 

 

Qui retrouve t-on sur OnlyFans ?

 

Le confinement a orchestré un véritable tournant quant au profil des créateurs de contenus d’OnlyFans.

 

Si la plateforme était à l’origine l’eldorado des plus jeunes, désireux d’envoyer quelques photos d’eux pour de l’argent facile, les travailleurs et travailleuses du sexe on rapidement migré sur le réseau social pour s’assurer des revenus alors que l’industrie était à l’arrêt.

 

OnlyFans devenant trendy, de nombreuses célébrités ont ensuite rejoint l’app comme Cardi B, Clara Morgane ou même Bella Thorne, ouvrant la voie à une armée de créatrices aux profils plus différents les uns que les autres mais avec un dénominateur commun : la jeunesse.

 

 

Des dérives à craindre

 

Si OnlyFans permet aujourd’hui d’arrondir les fins de mois de nombreux créateurs - ou bien de leur faire gagner 1 millions d’euros en 24h - son succès n’est pas réellement apprécié de tous. Ses détracteurs l’accusent en effet de populariser la pornographie auprès des plus jeunes et d’encourager de ce fait la pédopornographie.

 

Désireuse de faire acte de bonne foi, l’app exige désormais plusieurs justificatifs lors de l’inscription et met l’emphase sur les mesures de vérification d’âge de ses utilisateurs.

 

Des mesures néanmoins facilement contournables par les plus jeunes créateurs, familiers de ce genre de restrictions...

Écrire commentaire

Commentaires: 0